19.04.2010
Un doux matin ensoleillé....
Quand j’ai entendu mes colloques partir à l’école, en ce lundi matin ensoleillé, j’ai eu l’impression d’être une petite mamie à la retraite… (oui, vous me direz, des gens qui sont au lit pendant que les autres vont à l’école, il y a plein… et oui, j’aurais par conséquent pu imaginer être une vacancière coincée par un nuage islandais, une chômeuse ou mieux, une rentière… mais non, parce que l’image qui m’est passée par la tête était celle d’une petite mamie).
J’ai pensé un instant à ouvrir la porte pour souhaiter une bonne journée à cette jeunesse si matinale… leur rappeler de ne pas oublier leur goûter… Puis, au moment où j’ai pensé que peut-être, il faudrait faire le ménage (oui, j’ai une vision très progressiste de la femme à la retraite), je me suis dit que peut-être, il ne faudrait pas abuser… que j’étais encore une jeune thésarde qui avait un programme d’écriture bien chargé pour la journée…
Sur ce, mes enfants, il est temps que je vous laisse… pour aller quand même faire un peu de lessive…
Cam
03:14 Publié dans Platitudes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lundi matin, soleil, ménage, retraite
02.04.2010
Ce matin, j'ai pris le train...
Oui, j'ai pris le train... Au programme, 9h de voyage pour faire les 369 kilomètres (distance à vol d’oiseau) qui séparent la cité phocéenne de ma verte Corrèze… Durant les trois heures d’ «escale » toulousaine, je me suis installée dans le café de la gare… Mon humeur maussade ne s’est en rien arrangée quand la serveuse m’a amené un gobelet, de la taille de ceux qu’il y a chez le dentiste pour se rincer la bouche, en guise de verre d’eau… et un jambon-fromage MacDo-moutarde en guise de jambon-emmental. Pour mettre fin à ma morosité… il aurait fallu quelque chose de drôle ou... quelque chose de surprenant... Et c’est à ce moment-là qu’ont été placés sur mon chemin (oui, c’est promis, dans un prochain article, je développerai sur ces petits miracles quotidiens qui prouvent bien que Dieu existe)* deux personnages que l’on pourrait classer dans la catégorie : « quand j’entends ce qu’ils disent, j’arrête instantanément de me concentrer sur ce que je lis, que ma lecture porte sur la démocratie costaricienne ou sur la rupture difficile de Sandra Bullock avec on ne sait pas trop qui ».
Mon attention a donc rapidement été captée par la discussion des deux individus qui s’étaient installés sur la table derrière moi… De fait, leur discussion a banalement commencé par cette question : « et t’as fait quoi toi hier soir ? »… là, j’avais déjà commencé à décrocher... (oui… s’il est facile de capter mon attention, il est encore plus facile de la perdre…) et puis le second a nonchalamment répondu « Normal, jeudi au Shanghai… j’y suis resté dormir… ». Pour les toulousains de souche ou d’adoption, un « jeudi au Shanghai » DOIT évoquer en vous quelque chose… D’après moi, il y a plusieurs « versions » du jeudi au Shanghai… il y a la version « hétéro ayant passé une soirée dans une boîte gay », la version « gay ayant passé une soirée dans une boîte gay » et il y a la version trash… ici, c’était la version trash (vous avez évidemment le droit de considérer que le Costa Rica m’a rendue bien rabat-joie et un tantinet réac)… bref, vous devez maintenant avoir une idée de ce que mes prudes oreilles ont écouté durant les minutes suivantes… pour les non initiés, imaginez-vous (‘fin, ne dites pas que je vous invite à de l’imagerie mentale, tout de même…) un récit pornographique bien salace. A la fin, l’un des gars a demandé à l’autre « et finalement, tu as fini avec qui ? », et l’autre de répondre « un mec qui venait d’Allemagne… je sais plus bien si Strasbourg ou Colmar »… là, ils ont pris quelques minutes pour discuter géographie… puis une fois d’accord sur le fait que l’Alsace était probablement en France… mais que quand même, c’était pas si loin de l’Allemagne, ces deux messieurs ont échangé quelques mots sur la suite à donner aux événements. Après cette discussion dont je vous passerai les détails, ils ont abandonné leurs affaires sur les chaises et sont partis aux toilettes du café. Là, par contre, j’ai moins de détails, parce que finalement, j’ai préféré payer mon adition et aller faire la queue pour payer les 50 centimes d’entrée aux toilettes de la SNCF…
De fait, cette histoire ne me paraissait plus du tout « drôle »… l’histoire de gens perdus qui se croisent dans les toilettes des cafés de la gare… ça me paraissait juste « glauque »… (oui, dans un prochain-prochain article, je développerai sur le thème de ces anti-miracles quotidiens qui pourraient amener certains à penser (oui, je prends des gants...) que peut-être Dieu n’existe pas…)
Sur ce, je vais prendre mon train, et quitter la gare de Toulouse pour au moins une semaine.
Cam
09:49 Publié dans Platitudes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : train, dieu, toulouse, café de la gare
27.03.2010
Mais où pouvez-vous donc bien être... :
… si une tortue de mer a décidé de pondre ses œufs à quelques mètres de votre hamac…
… si une colonie de singes hurleurs vous réveille au lever du soleil…
… si un gardien de parking bienveillant a tué un boa à quelques mètres de votre campement, certes sauvage…
… si une bande de perruches vous sert de réveille-matin…
… si de grands papillons bleus volètent autour de vous…
… si des colibris bourdonnent dans les fleurs…
… si des singes capucins tentent de voler votre sandwich...
... alors que des iguanes se chargent de faire diversion en s’attaquant à vos chaussures…
… si vous vous retrouvez nez-à-nez avec un serpent vert heureusement non mortel, puisqu'il ne file "que" la gangrène…
... s'il y a trente crocodiles qui attendent tranquillement sous un pont qu’un malheureux touriste se décide, enfin, à faire un faux pas...
… si l'on vous sert du riz aux haricots… le matin… le midi… et le soir…
… s'il n'est pas totalement improbable qu'une vendeuse de glaces et autres fruits tropicaux pousse sa carriole en sens inverse… sur l’autoroute…
… si l'on vous parle, à vous, membre de la gente féminine, en commençant par mija, machita ou mi reina…
Alors, il n’y a vraiment pas de doute, vous êtes au Costa Rica…
Par contre, s’il fait gris, que les arbres ont perdu leurs feuilles et que les gens vous parlent dans un dialecte totalement compréhensible… il n’y a pas de doute… vous êtes en France… et dans quelques mois, alors que la saison des pluie commencera au Costa Rica… et semblera ne jamais vouloir s’arrêter… ici, il fera beau!
Je vous embrasse!
18:07 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : costa rica




